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Sur notre radar cette semaine

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Eric Lascelles, économiste en chef de RBC Gestion mondiale d'actifs, fait le point sur l'actualité économique de la semaine.


3 décembre - 7 décembre, 2018

Échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine  |  Ralentissement aux États-Unis en 2019  |  Le point sur le pétrole  |  Priorité des banques centrales


Échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine

  • Les rencontres du G20 qui se sont déroulées en Argentine la fin de semaine dernière ont donné lieu à des nouvelles modérément positives sur les échanges commerciaux.
  • Les États-Unis et la Chine ont accepté de ne prendre aucune autre mesure protectionniste pendant une période de 90 jours.
  • Concrètement, cela signifie que le projet initial des États-Unis d’augmenter à 25 % les tarifs de 10 % imposés sur 200 milliards de dollars de biens chinois à compter du 1erjanvier est à tout le moins reporté.
  • Même si les détails sont flous, le président Trump a aussi déclaré que la Chine avait promis d’abolir ses tarifs sur les véhicules américains. Nous ne savons toutefois pas si les tarifs seront ramenés à zéro, car la Chine avait déjà promis une réduction des droits qu’elle impose sur les automobiles.
  • La trêve de 90 jours devrait permettre la reprise officielle des négociations entre les deux pays, plus particulièrement en ce qui a trait à la propriété intellectuelle.
  • Robert Lighthizer, tenant de la ligne dure envers la Chine, a été désigné à la tête de l’équipe de négociation américaine, ce qui laisse penser que les États-Unis s’attendent à davantage que de petites concessions de la Chine.
  • La Chine promet d’acheter plus de produits agricoles des États-Unis, mais nous ne croyons pas que cette mesure ponctuelle entraîne une réduction durable du déséquilibre commercial entre les deux pays. Les écarts commerciaux sont en grande partie attribuables à un appétit inégal pour l’emprunt ou l’épargne et rien ne pourrait fondamentalement y changer quoi que ce soit.
  • Notre budget continue de tenir compte du maintien des barrières commerciales actuelles entre les deux pays, voire de leur léger relèvement au cours de la prochaine année.
  • Même si le nouvel Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC) laisse entendre que les États-Unis sont en mesure de consentir à des compromis, ce sont principalement le Canada et le Mexique qui ont fait des concessions. À l’inverse, nul ne sait si la Chine acceptera d’aussi importantes concessions, d’une part parce que les deux antagonistes sont de force égale, et d’autre part parce que la Chine dépend considérablement moins de la demande des Américains que le Canada et le Mexique.
  • Les plaintes des États-Unis au sujet de la Chine sont beaucoup plus globales et fondamentales que celles adressées au Mexique ou au Canada, avec lesquels le différend principal concernait surtout un seul secteur (l’automobile dans le cas du Mexique et les produits laitiers dans le cas du Canada). Les États-Unis remettent en question les entreprises d’État, les exigences relatives aux coentreprises, les pratiques en matière de propriété intellectuelle, les mesures de contrôle des capitaux et la manipulation des devises de la Chine.
  • La Chine assouplit graduellement ces pratiques, mais il est peu probable qu’elle les abandonne totalement, étant donné qu’elles font partie des fondements de la structure économique du pays. Le président Xi a notamment déclaré il y a un an qu’il souhaitait renforcer et non diminuer le rôle des entreprises d’État au pays.
  • Dans une optique à long terme, il est bon de considérer les États-Unis et la Chine comme des rivaux à court terme pendant la période de passage de l’hégémonie mondiale à la multipolarité. Par le passé, cette situation s’est traduite par un recul de la mondialisation (et potentiellement par un ralentissement de la croissance), tandis que les rivaux s’affrontaient sur des sujets économiques, idéologiques et militaires tout en formant leurs propres cercles d’influence.

Ralentissement aux États-Unis en 2019

  • Nous prévoyons une croissance économique mondiale plus faible en 2019 qu’en 2018, et ce, en raison d’une combinaison de facteurs liés à la baisse visible de dynamisme, au resserrement des conditions financières et à la montée du protectionnisme.
  • La décélération pourrait être un peu plus marquée aux États-Unis que dans d’autres marchés. Cet écart n’est pas particulièrement visible dans nos prévisions de croissance annuelle, qui ne tablent que sur une baisse de la progression du PIB réel de 2,75 % en 2018 à 2,5 % en 2019. Cependant, en raison d’effets de base complexes, le rythme de 2,5 % l’an prochain devrait être plus faible qu’il n’y paraît. À notre avis, le gain annualisé moyen pour les quatre trimestres de l’année sera plutôt, en réalité, de 2,0 % à 2,25 %.
  • Cela ne signifie pas que la croissance économique des États-Unis sera plus lente que celle des autres marchés développés (au contraire, elle restera probablement parmi les plus rapides), mais plutôt que la baisse par rapport à 2018 pourrait être plus importante.
  • Plusieurs raisons justifient notre point de vue.
  • Premièrement, alors que plusieurs pays ont déjà enregistré un ralentissement économique notable en 2018, les États-Unis ont jusqu’à maintenant résisté à cette tendance. Il est possible que cet écart se maintienne, mais nous pensons qu’il est plus probable que la tendance baissière à l’échelle mondiale finira par s’étendre aux États-Unis. Confortant notre opinion, des données provisoires dénotent une diminution des intentions d’investissement des entreprises américaines et General Motors a récemment annoncé des fermetures d’usines.
  • Deuxièmement, l’effet baissier du protectionnisme devrait être considérablement plus grand en 2019 qu’en 2018, les États-Unis et la Chine étant sans contredit les deux pays les plus susceptibles d’en souffrir.
  • Troisièmement, bien que les conditions financières se soient resserrées à l'échelle mondiale, la détérioration aux États-Unis a été encore plus grande, étant donné que les taux ont augmenté davantage dans ce pays et que le dollar s'est raffermi au cours de la dernière année. La récente chute des prix du pétrole est un facteur d’atténuation théorique, mais dans les faits, ces prix ne sont que légèrement inférieurs à ceux de l’an dernier (bien que considérablement en deçà des niveaux du début d’octobre). Par ailleurs, le dynamique secteur américain du pétrole de schiste a progressé à tel point que nous ne sommes plus convaincus qu’une baisse des prix du pétrole a un effet positif sur la croissance aux États-Unis. Habituellement, ce durcissement global des conditions financières influe sur la croissance avec un certain retard, de sorte que l’incidence négative devrait être maximale au milieu de 2019.
  • Quatrièmement, l’effet accélérateur exercé par la stimulation budgétaire aux États-Unis s’atténue et son apport à la croissance devrait être beaucoup plus faible en 2019 qu’en 2018. À l’inverse, la stimulation budgétaire commence à s’intensifier dans d’autres régions du monde. La Chine a déjà annoncé une série de mesures de relance, le dernier budget du Royaume-Uni a été plus expansionniste que prévu et l’Italie tente de faire adopter un (tristement célèbre) programme budgétaire stimulant. Le Canada a récemment annoncé des baisses d’impôt pour les entreprises. D’autres pays pourraient encore lui emboîter le pas, motivés à la fois par leur capacité budgétaire et le ralentissement de la croissance. En revanche, maintenant que le Congrès est divisé entre les républicains et les démocrates, il est difficile d’imaginer que les États-Unis puissent mettre en œuvre de nouvelles mesures de stimulation budgétaire.
  • Enfin, les États-Unis sont sans doute à un stade plus avancé de leur cycle économique que d’autres pays développés, en particulier dans la zone euro. Bien sûr, si les États-Unis entraient en récession au cours de l’année 2019, il faudrait être naïf pour penser que les autres pays poursuivraient joyeusement leur progression. Il serait plutôt utile d’envisager les positions cycliques relativement différentes de la façon suivante : dans l’éventualité d’une récession, les États-Unis pourraient devoir se replier davantage que d’autres pays pour remédier à la surchauffe ; par contre, en cas d’expansion continue, la croissance économique des États-Unis pourrait se révéler plus limitée que celle d’autres pays, compte tenu des capacités excédentaires relativement moindres dans ce pays au départ.
  • Nos prédictions pour l’économie américaine sont loin d’être pessimistes, puisque notre scénario de base laisse entrevoir une croissance tout de même égale à la tendance. Néanmoins, la décélération de la croissance pourrait être plus marquée aux États-Unis que dans d’autres pays en 2019. Dans ce contexte, et au vu également des valorisations relatives, nous nous contentons d’attribuer au marché boursier américain une pondération inférieure au point neutre par rapport à celle des autres marchés.

Le point sur le pétrole

  • Au début du mois d’octobre, le prix du West Texas a atteint un sommet de 76 $. Ensuite, il a dégringolé à seulement 53 $. Il est même récemment tombé à 50 $.
  • Pourquoi le prix du pétrole a-t-il chuté aussi rapidement ?
    • Les stocks mondiaux de pétrole sont à peu près équilibrés, mais la possibilité d’une surabondance à court terme suscite de grandes craintes. Cette peur s’explique par la détérioration des prévisions économiques, signalant que la demande de pétrole pourrait croître plus lentement à l’avenir, ainsi que par la hausse de l’offre qui devrait se produire (avec un retard) en raison de l’attrait des prix élevés en vigueur jusqu’à récemment.
    • De plus, les sanctions contre l’Iran n’ont pas une incidence aussi négative que prévu sur la production de ce pays.
  • Pourquoi le prix du pétrole commence-t-il maintenant à se redresser ?
    • La réunion de l’OPEP qui aura lieu vers la fin de la semaine devrait aboutir à une réduction de la production d’environ 1,5 million de barils par jour. Une telle décision suffirait à rétablir un semblant d’équilibre sur le marché en 2019.
    • L’Arabie saoudite semble appuyer la baisse et la Russie y est de plus en plus favorable ; or, ces deux pays pèsent lourd sur le marché.
    • En revanche, le président américain Donald Trump a clairement exprimé son opposition à toute diminution de la production. Il préfère que les prix restent bas, car cette situation constitue une forme de stimulation budgétaire pour les ménages américains. L’Arabie saoudite se sent probablement plus redevable que d’habitude aux États-Unis, ayant besoin de leur soutien au moment où elle est mise au ban de la communauté internationale.
    • Par conséquent, toute annonce de l’OPEP pourrait tenter de masquer l’ampleur de la réduction de l’offre, que l’organisation présenterait comme un retour à sa cible de 2016 au lieu de mettre l’accent sur le nombre de barils en moins.
    • De son côté, l’Alberta a récemment surpris le marché en annonçant une réduction coordonnée de 325 000 barils par jour de la production de pétrole.
  • Perspectives pour le pétrole
    • À notre avis, le prix du West Texas pourrait remonter à plus de 60 $ dans un avenir rapproché grâce à une forte baisse de la production de l’OPEP, à la tendance à revenir à la moyenne et au fait qu’à un stade avancé du cycle économique, les prix du pétrole sont plus susceptibles d’augmenter que de diminuer.
    • Cependant, à long terme, nous continuons de croire que la juste valeur du pétrole se situe autour de seulement 50 $ le baril, étant donné qu’il s’agit du seuil de rentabilité pour les producteurs d’appoint aux États-Unis.
  • Conséquences de la faiblesse des prix du pétrole sur la croissance économique
    • En théorie, quand les prix du pétrole sont bas, la croissance mondiale en bénéficie. Bien que cet avantage soit bien connu, la relation de cause à effet n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser de prime abord. Après tout, chaque dollar économisé par les ménages représente un dollar perdu pour les producteurs. Au final, il est habituellement préférable que le prix du pétrole soit peu élevé parce qu’en général, l’augmentation des dépenses des ménages qui en résulte compense largement la baisse des dépenses des sociétés pétrolières.
    • Les répercussions des prix du pétrole sur la croissance économique sont souvent difficiles à observer. En effet, même si en théorie, le bas niveau des prix de cette ressource stimule la croissance mondiale, la dépréciation du pétrole découle fréquemment d’un ralentissement de la croissance.
    • Par conséquent, le recul des prix du pétrole devrait en théorie favoriser légèrement la croissance mondiale, mais pas suffisamment pour contrecarrer le fléchissement macroéconomique.
    • Le cas des États-Unis est particulièrement complexe. En principe, le pays devrait aussi tirer profit de la faiblesse des prix, puisqu’il s’agit d’un importateur net de pétrole. Par contre, la croissance du secteur américain du pétrole de schiste et la souplesse remarquable dont il a fait preuve durant les chocs pétroliers indiquent que le pays ne doit probablement plus s’attendre à ce que la baisse des prix entraîne une accélération de sa croissance, du moins à court terme.
  • Le Qatar quitte l’OPEP
    • Ce pays du Moyen-Orient se retire officiellement de l’OPEP. Quoique cette décision soit inattendue, le Qatar n’est pas le premier pays à quitter l’OPEP (l’Indonésie, le Gabon et l’Équateur l’ont précédé). De plus, il n’est pas un producteur de pétrole particulièrement important à l’échelle mondiale, puisqu’il n’extrait du sol que 600 000 barils par jour, soit 0,6 % de l’offre mondiale.
    • Depuis plus d’un an, le Qatar fait les frais d’un blocus économique imposé par les Saoudiens à la suite de divergences politiques et idéologiques entre les deux pays. Cette décision peut donc être considérée comme un pied de nez à l’Arabie saoudite.
    • L’annonce ne devrait guère avoir d’effet sur le prix du pétrole. L’Arabie saoudite a toujours été à l’origine de la plus grande partie des hausses ou des baisses de la production de l’OPEP et le non-respect des quotas est chose courante parmi les autres pays producteurs. De plus, il était peu probable que le Qatar se conforme aux décisions de l’OPEP sur les niveaux de production, compte tenu de son différend avec l’Arabie saoudite.
    • De manière plus générale, on peut avancer que l’OPEP perd de l’influence à deux égards. Premièrement, les producteurs américains de pétrole de schiste sont sans doute maintenant les producteurs d’appoint clés dans le monde, de sorte que l’OPEP se contente de jouer un rôle secondaire. Deuxièmement, les membres de l’OPEP ont manqué de cohésion, ce qui a diminué la sphère d’influence de l’organisation.
  • Réduction de la production de pétrole au Canada
    • La province de l’Alberta vient d’annoncer une réduction de 325 000 barils de sa production quotidienne de pétrole à compter du 1er Cette réduction, qui représente environ 9 % de la production, s’appliquera tant que la province n’aura pas écoulé ses stocks excédentaires (soit probablement au cours du printemps prochain).
    • Une telle pratique est loin d’être monnaie courante pour les producteurs canadiens de pétrole. La Loi sur la concurrence du Canada interdit expressément aux entreprises de s’entendre pour fixer l’offre de leur produit, mais ce n’est pas vraiment ce qui vient de se produire ici : la réduction de la production est imposée par le gouvernement provincial, quoiqu’à la demande des producteurs.
    • Cette décision n’est pas tant le résultat de la faiblesse des prix mondiaux du pétrole que du niveau exceptionnellement bas du prix du Western Canada Select, phénomène antérieur à la baisse à l’échelle mondiale. Les difficultés de transport, les interruptions des activités de raffinage et la situation de monopole de l’acheteur (les États-Unis) ont concouru à faire évoluer les prix du pétrole canadien dans une fourchette de seulement 15 $ à 20 $ le baril. Ces prix sont non seulement inférieurs aux coûts globaux de production, mais aussi aux coûts d’exploitation. Autrement dit, les producteurs canadiens perdaient de l’argent pour chaque baril vendu.
    • Compte tenu de l’inélasticité extrême de la demande de pétrole, la baisse de production de 9 % annoncée a déjà entraîné une hausse de plus de 65 % du prix du pétrole albertain, amenant le coût du baril à 33 dollars. Ainsi, les producteurs de pétrole de l’Alberta réaliseront des profits nettement supérieurs tout en produisant moins de pétrole.
    • Bien que ce contexte soit avantageux pour les entreprises, il en va autrement pour le PIB réel du Canada. Souvenons-nous que le PIB réel est le résultat de la quantité produite, peu importe la somme perçue. Par conséquent, cette réduction de 9 % de la production se traduit par une baisse d’environ 0,2 % de la croissance du PIB réel du Canada en 2019. À 1,75 %, nos prévisions de croissance du pays étaient déjà inférieures à la moyenne du fait des difficultés liées au pétrole, des problèmes de compétitivité et du ralentissement de l’immobilier.

Priorité des banques centrales

  • Nos prévisions de croissance demeurent inférieures à la moyenne, contrairement à celles sur l’inflation.
  • Si ces deux hypothèses se concrétisent, elles représenteront tout un défi pour les banques centrales. Dans le premier cas, elles auront tendance à miser sur l’assouplissement alors que dans le second, elles voudront adopter une approche plus ferme.
  • Qu’est-ce qui compte le plus pour les banques centrales ? Une faible croissance ou une forte inflation ?
  • La réponse sera certainement différente aujourd’hui de ce qu’elle aurait été voilà 15 ans.
  • De nos jours, les banques centrales s’intéressent davantage à la croissance
    • Premièrement, la Banque du Canada a relâché sa vigilance envers l’inflation, comme en témoigne son programme de recherche. La Banque, plus transparente que la majorité de ses homologues, renouvelle officiellement son mandat auprès du gouvernement tous les cinq ans, analysant diverses options durant les années menant à la décision. Cette approche donne un aperçu du point de vue actuel des banques centrales mondiales. En ce moment, la Banque évalue la possibilité d’accroître la cible d’inflation, passant à un mandat à deux volets qui porterait non seulement sur l’inflation, mais également sur le contexte économique. En définitive, elle pourrait également élargir l’horizon de la cible d’inflation. Dans tous les cas, elle s’accommoderait d’une inflation plus élevée.
    • Deuxièmement, une courte période d’inflation élevée faisant suite à des décennies d’attentes inflationnistes bien ancrées ne devrait pas causer trop de dégâts. Par conséquent, les banques centrales peuvent se permettre de miser sur la croissance au détriment de l’inflation, du moins pendant un moment.
    • Troisièmement, quelques facteurs structurels – notamment la détérioration de la situation démographique et les progrès technologiques – font en sorte que l’inflation peut difficilement devenir un problème récurrent comme par le passé. Il en ressort que les banques centrales peuvent relâcher leur vigilance à cet égard.
    • Quatrièmement, nous soupçonnons que de nombreuses banques centrales se fixent secrètement des cibles de prix. Il ne faut pas en déduire qu’elles ont besoin d’une décennie d’inflation élevée pour faire contrepoids à la dernière décennie de faible inflation, mais elles pourraient bien ne pas faire grand cas d’une inflation temporairement un peu plus élevée.
  • Par conséquent, les banques centrales pourraient privilégier moins de hausses de taux dans un contexte de croissance léthargique et d’inflation supérieure aux prévisions générales.



12 novembre - 16 novembre, 2018

Ralentissement de la croissance mondiale  |  recul des marchandises  |  examen des élections de mi-mandat  |  compétitivité du Canada


5 novembre - 9 novembre, 2018

Webémission  |  aperçu des élections de mi-mandat  |  ralentissement du marché du logement aux États-Unis  |  les calculs budgétaires de l’Italie


29 octobre - 2 novembre 2018

Cycle économique  |  Changements climatiques  |  Cannabis au Canada


22 octobre - 26 octobre 2018

Ordre mondial  |  Commerce  |  Chine  |  Avant-goût de la décision de la BdC


15 octobre - 19 octobre 2018

Turbulences sur les marchés  |  Conditions financières  |  Prévisions du FMI  |  Les imprécisions de l’AEUMC


1 octobre - 5 octobre 2018

ALENA = AEUMC  |  Données


24 septembre - 28 septembre 2018

Prévisions à contre-courant concernant le Canada  |  Le point sur le Brexit  |  Aperçu du programme de la Réserve fédérale


17 septembre - 21 septembre 2018

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