#MacroMémo - RBC Gestion mondiale d'actifs

#MacroMémo

Sur notre radar cette semaine

Share




Eric Lascelles, économiste en chef de RBC Gestion mondiale d'actifs, fait le point sur l'actualité économique de la semaine.


11 février - 15 février, 2019

Cycle économique  |  Risques événe5mentiels  |  Politique américaine


Le point sur le cycle économique

  • Notre analyse trimestrielle en profondeur du cycle économique aux États-Unis débouche sur une conclusion familière (stade avancé), mais révèle une évolution fascinante en périphérie.
  • Comme d’habitude, plusieurs des 17 intrants pris en compte dans notre feuille de pointage du cycle économique aux États-Unis se contredisent. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est le point fort de l’approche. En effet, tandis que l’on peut toujours trouver des données pour appuyer presque n’importe quelle assertion, il est beaucoup plus difficile d’être induit en erreur (ou d’induire les autres en erreur) lorsque plusieurs angles sont simultanément considérés. En voici la preuve.

  • Feuille de pointage du cycle de l’économie américaine
    Feuille de pointage du cycle de l’économie américaine

    Nota : Les cases noires indiquent la phase la plus probable du cycle économique (pleine pondération) ; les cases grises grises indiquent une interprétation différente (pondération de 0,5). Source : RBC GMA

  • Une tendance claire émerge des contradictions :
    1. Selon ce que révèlent les intrants de la feuille de pointage, nous nous trouvons manifestement dans le stade avancé du cycle.
    2. Nous parvenons en fait à cette conclusion depuis plusieurs trimestres, mais la tendance se concrétise maintenant davantage. Alors que le « milieu du cycle » livrait une vive concurrence au « stade avancé » il y a un an, l’argument qui le soutenait a perdu énormément de poids au cours de la dernière année. Entre-temps, l’argument qui fait valoir la « fin du cycle » a pris beaucoup de poids, ce qui en fait la deuxième conclusion la plus plausible.
    3. Sept des 17 intrants ont progressé au cours du trimestre, tandis que seulement deux ont cédé du terrain.
  • Nous avons aussi considéré la question du cycle d’un point de vue différent, c’est-à-dire binaire : une récession est-elle ou non envisageable ? Des sept modèles que nous utilisons, trois tentent de déterminer si les États-Unis se trouvent actuellement en récession. La réponse est indéniablement « non ». Un autre modèle évalue le nombre de fois que le mot « récession » est apparu dans les recherches sur Google. Il revient beaucoup plus souvent depuis l’année dernière. Les trois derniers modèles calculent les probabilités de l’avènement d’une récession d’ici un an. Aucun des trois n’évalue le risque à plus de 30 %, mais ils révèlent tous l’existence d’un risque croissant et non négligeable. Comme vous le voyez ci-dessous, le modèle de la courbe de rendement est particulièrement éloquent.

  • D’après la courbe de rendement, la probabilité d’une récession aux États-Unis augmente
    D’après la courbe de rendement, la probabilité d’une récession aux États-Unis augmente

    Nota : En date de janvier 2020. Estimation de la probabilité de récession dans 12 mois au moyen de la différence entre les taux des effets du Trésor à 10 ans et à 5 ans. La zone ombrée représente une récession. Sources : Federal Reserve Bank de New York, Haver Analytics, RBC GMA

  • Enfin, nous examinons 57 graphiques pour appuyer les 17 intrants officiels. Plusieurs des sous-intrants pris en compte dans ce modèle ont changé d’orientation au cours du dernier trimestre. Par exemple, notre indice de l’appétit pour le risque a chuté de façon marquée pour s’établir à son niveau le plus bas depuis plusieurs années (voir le graphique qui suit).

  • L’appétit pour le risque revient
    Investor rick appetite plunged

    Nota : En date de Janvier 2019. L’indice mesure l’appétit pour le risque en fonction de 45 données normalisées. Sources : Bloomberg, BofA ML, Consensus Economics, Credit Suisse, Réserve fédérale de Philadelphie, Haver Analytics, NedDavis, RBC GMA

  • De même, le marché du logement américain est en train de se replier, comme l’illustre le graphique ci-après.

  • L’investissement résidentiel aux États-Unis commence à baisser, alors qu’il est déjà faible
    L’investissement résidentiel aux États-Unis commence à baisser, alors qu’il est déjà faible

    Nota : Au T3 de 2018. La zone ombrée représente une récession.

  • Pour mettre les choses au clair, rien ici n’indique qu’une récession est imminente ou que le cycle est terminé. Le cycle tire néanmoins à sa fin et continue d’avancer. Cette conclusion plaide contre la prise de risques de placement excessifs. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles nous prenons moins de risques depuis les dernières années, tant sur le plan de la combinaison actions-obligations que de la composition du portefeuille d’obligations.

Risques événementiels à venir

  • Les prochains mois seront marqués par un nombre exceptionnellement élevé d’événements macroéconomiques susceptibles de revêtir une importance cruciale (tableau ci-dessous).
Risques événementiels à venir
Date Événement Issue probable
15-févr-19 Date limite avant la paralysie du gouvernement américain Reprise de la paralysie
27-28 févr. 2019 Rencontre Trump-Kim Aucun changement notable
01-mar-19 Délai pour la conclusion d’une entente commerciale entre les États-Unis et la Chine Accord superficiel ; les principaux points en litige ne sont pas réglés
01-mar-19 Atteinte du plafond de la dette Possibilité de report au 2e semestre, mais une solution sera difficile à trouver
05-mar-19 Congrès national du Peuple chinois Approbation de nouvelles mesures de relance budgétaire
20-mar-19 Décision de la Fed Pas de changement
29-mar-19 Date butoir pour le Brexit Allongement du délai ou accord de sortie en douceur
avril-mai 2019 Élection en Inde M. Modi perdra des appuis
01-mai-19 Décision de la Fed Pas de changement
Durant l’année 2019 Vote du Congrès sur l’AEUMC L’accord finira par être approuvé après avoir suscité bien des querelles
Voici un aperçu de ces événements :
  • Paralysie du gouvernement américain
    • La paralysie du gouvernement américain reprendra de plus belle le 15 février si le comité de négociation ne parvient pas à conclure une entente d’ici là.
    • Une entente est évidemment possible ; elle pourrait prévoir un financement moins élevé que ce que souhaitent les républicains pour la sécurité à la frontière en échange d’une prolongation limitée des permis de travail des « Dreamers ». Toutefois, les bulletins de nouvelles ont récemment soufflé le chaud et le froid en ce qui a trait à la probabilité qu’une entente soit conclue avant cette date.
    • Par ailleurs, même si le comité s’entend sur un accord de principe, ce dernier devra être approuvé par la Maison-Blanche. Cette approbation est loin d`être assurée, puisque le président Trump exige le financement intégral de la construction du mur à la frontière soit entièrement financé et qu’il semble indifférent devant l’éventualité d’une nouvelle paralysie du gouvernement. En revanche, il s’agit au moins en partie de jeux politiques, étant donné que la population tient M. Trump et les républicains responsables, de façon disproportionnée, de cette paralysie.
    • En fin de compte, la probabilité d’une nouvelle paralysie de l’État, qui retranche chaque semaine 0,05 % à la croissance annuelle du PIB des États-Unis, est peut-être légèrement plus élevée que celle d’une résolution. Les dégâts économiques sont plutôt modestes (le Congressional Budget Office estime que les répercussions sur l’économie sont encore moins importantes), mais ils s’accumulent avec le temps. N’oublions pas que le déclenchement de la paralysie du gouvernement, survenu au milieu de décembre, a coïncidé avec un recul prononcé du marché boursier.
  • Rencontre Trump-Kim
    • Les dirigeants des États-Unis et de la Corée du Nord se rencontreront à nouveau les 27 et 28 février.
    • Leur dernière rencontre a été considérée comme une réussite, mais a donné peu de résultats tangibles. Il devrait en être de même cette fois-ci encore.
    • Nous restons d’avis que la relation entre les États-Unis et la Corée du Nord n’est pas susceptible de changer considérablement, et que cette situation ne représente qu’un faible risque pour la croissance mondiale ou le bien-être des populations. La théorie des jeux n’est que trop évidente : la Corée du Nord ne pourrait jamais lancer une attaque contre les États-Unis de crainte d’être anéantie ; pour leur part, les États-Unis ne lanceront vraisemblablement pas une attaque contre la Corée du Nord en raison du nombre inacceptable de pertes de vie que leurs alliés et eux pourraient subir.
    • Selon les prévisions non consensuelles, le principal risque est celui d’un conflit de personnalités entre MM. Trump et Kim, qui recommenceraient à se lancer des pointes, mais rien de plus.
  • Délai pour la conclusion d’une entente commerciale entre les États-Unis et la Chine
    • Les États-Unis et la Chine ont jusqu’au 1er mars pour conclure une entente commerciale, à défaut de quoi les Américains feront passer de 10 % à 25 % les tarifs douaniers sur un vaste éventail de biens chinois.
    • Nous pensons qu’un accord superficiel sera conclu. En vertu de cette entente, la Chine devrait s’engager à acheter davantage de biens américains, par exemple du soja, à réduire ses tarifs sur l’automobile et peut-être à modifier ses règles pour atténuer le transfert forcé de technologies des sociétés américaines à leurs partenaires chinois.
    • Cet accord devrait permettre d’éviter une hausse immédiate des tarifs douaniers.
    • Par contre, nous ne croyons pas que les tarifs en vigueur seront éliminés. En outre, il est peu probable que bon nombre des principaux griefs des Américains concernant la politique commerciale de la Chine soient résolus, compte tenu du rôle central de certains éléments, notamment les entreprises d’État et le contrôle des capitaux, dans le modèle économique de la Chine.
    • Il existe toujours un risque important que les Américains augmentent dans le futur les tarifs douaniers imposés à la Chine.
  • Plafond de la dette
    • Le plafond de la dette des États-Unis sera rétabli le 1er mars. Une autre lutte se dessine donc au cours de l’été ou au début de l’automne, soit après que les mesures d’évitement spéciales auront été épuisées.
    • Vu la division du Congrès et la débâcle de la paralysie du gouvernement, il est assez clair que le plafond de la dette sera aussi un problème majeur en 2019.
    • Il reste à savoir si le plafond de la dette se révèlera aussi problématique que pendant l’été de 2011. Le conflit de 2011 avait causé une situation si précaire que S&P avait abaissé la cote de solvabilité des États-Unis, compte tenu du risque d’une défaillance technique ; le marché boursier avait perdu pas moins de 10 % pendant la période.
    • Un désastre total est toutefois improbable en raison des mesures de prévention extrêmes mises en place, mais non éprouvées (espérons qu’elles ne deviendront pas aussi grotesques que celle qui avait été précédemment proposée, notamment la production d’une pièce valant un billion de dollars). L’économie américaine peut encore financer facilement la dette publique si seulement les politiciens ne s’en mêlaient pas.
  • Congrès national du Peuple chinois
    • La rencontre annuelle du Congrès national du Peuple chinois débutera le 5 mars et se tiendra pendant une période d’environ deux semaines.
    • L’événement pourrait être intéressant à plus d’un égard :
      1. La Chine pourrait profiter de l’occasion pour faire approuver une autre vague de mesures de relance budgétaire. Ce serait un événement qui stimulerait les marchés.
      2. La Chine abaissera probablement sa cible de croissance pour la prochaine année, de 6,5 % à une fourchette de 6,0 % à 6,5 %. Cette révision fait suite à une baisse continue. Pour mettre les choses en contexte, le gouvernement avait visé pour 2016 une fourchette de 6,5 % à 7,0 %, pour 2015 une cible de 7,0 %, et pour 2014 une cible de 7,5 %.
      3. L’événement peut faire ressortir d’autres faits importants. Par exemple, le Congrès avait voté l’an dernier (à raison de 2 958 voix contre 2) la suppression de la limite de deux mandats des présidents chinois.
    • Une baisse des prévisions étant déjà généralement attendue, il y a de fortes chances que le Congrès amplifie les mesures de relance budgétaire.
  • Décisions de la Réserve fédérale
    • La Réserve fédérale fera part de ses intentions les 20 mars et 1er mai prochains.
    • La Réserve fédérale devrait selon nous maintenir le statu quo, sauf si la croissance économique et la confiance remontent. Nous estimons que la Réserve fédérale est plus proche du point neutre que ce que le monde croit.
  • Brexit
    • Nous avons déjà beaucoup écrit sur le Brexit. Disons simplement que la date limite officielle pour négocier le retrait du Royaume-Uni de l’UE est le 29 mars.
    • Comme pour la plupart des négociations, il est probable qu’on trouve des solutions à la dernière minute. Sinon, l’échéance pourrait être prolongée de multiples façons. Une sortie désordonnée reste toutefois assez improbable.
  • Élection en Inde
    • Parmi les élections notables de 2019 dans les marchés émergents, les élections législatives qui se tiendront prochainement en Inde pourraient être les plus importantes. Elles auront lieu en avril ou en mai.
    • En dépit de quelques soubresauts et de l’adoption d’un moins grand nombre de réformes économiques que prévu, le premier ministre Modi et son parti, le BJP, ont réussi à générer une rapide croissance économique de 7 % en Inde, surpassant du coup celle de la Chine.
    • Il semble pour l’instant que le parti sera affaibli à l’issue des élections, mais il garde les choses en main. Le marché pourrait négativement interpréter ce résultat.
  • Approbation de l’AEUMC
    • Les assemblées législatives des États-Unis, du Mexique et du Canada n’ont pas encore approuvé le nouvel ALENA. Bien qu’aucun délai n’ait été fixé, l’accord devrait en toute logique être promulgué cette année.
    • L’incertitude émane surtout des États-Unis. Nous avons toujours attribué une probabilité non négligeable de 15 % à l’éventualité d’un rejet de l’AEUMC par le Congrès. Dans ce cas, l’ancien ALENA pourrait être rétabli ou bien les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pourraient s’appliquer (mais ce scénario extrême a moins de chances de se concrétiser).
    • En fait, le risque de rejet est peut-être en hausse, étant donné le dysfonctionnement politique mis en évidence lors de la paralysie du gouvernement. En outre, selon de récents commentaires parus dans le New York Times, les représentants du Congrès, qu’ils soient républicains ou démocrates, semblent peu favorables à l’accord. Alors que la plupart des lois peuvent être modifiées jusqu’à la dernière minute, il est beaucoup plus difficile d’amender un accord international comme celui-ci, ce qui risque de poser problème.
    • Cependant, nous demeurons d’avis que l’AEUMC a de bonnes chances d’être approuvé, vu les avantages qu’il offre aux États-Unis, dans la mesure où les considérations politiques ne perturbent pas le processus.

Politique américaine

  • Plusieurs risques circonstanciels présentés plus haut sont liés à la politique américaine.
  • Un autre élément ne concerne pas directement l’année 2019, mais n’en est pas moins pertinent : il s’agit de la course à la présidence des États-Unis en 2020.
  • Normalement, le président au pouvoir a de très bonnes chances d’être réélu. Ainsi, George H. W. Bush est le seul des cinq derniers présidents qui n’ait pas réussi à remporter un second mandat.
  • Toutefois, les marchés des paris attribuent une probabilité de tout juste 37 % à une victoire des républicains à la prochaine présidentielle. Certes, la popularité du président Trump demeure assez faible.
  • Fait intéressant, un autre marché des paris estime que M. Trump a seulement 27 % de chances de gagner la prochaine élection.
  • Comment s’explique l’écart entre 37 % et 27 % ? Il signifie tout simplement qu’un autre républicain pourrait accéder à la présidence, la probabilité de cet événement étant de 10 %. Un tel scénario suppose que le président Trump ne se représente pas (à l’instar de Lyndon Johnson en 1968) ou qu’un autre candidat défie M. Trump pour l’investiture républicaine (ce qui s’est souvent produit dans les périodes antérieures aux dernières décennies) et le supplante (ce qui n’est jamais arrivé à l’époque moderne).
  • Notons que ces chiffres sous-entendent également qu’il existe une probabilité de plus de 10 % que M. Trump ne soit pas choisi, mais que la personne qui se présente à sa place perde l’élection présidentielle.
  • Laissons de côté les calculs pour nous pencher sur l’investiture démocrate, qui s’annonce passionnante. Jusqu’à présent, les candidats modérés se font plutôt rares, contrairement à ceux de l’aile extrême de la gauche. Ces derniers réalisent sûrement que le message anti-élite du président Trump continue d’attirer une part importante de la population américaine, même si leurs propositions politiques sont très différentes.
  • Bien entendu, on ne sait pas encore qui seront les candidats et l’élection pourrait fort bien opposer un président républicain impopulaire à un démocrate d’extrême gauche. Une telle hypothèse est certainement celle que le marché craint le plus, car les modérés seraient peu nombreux, sans parler de ceux enclins à appuyer les entreprises. Dans ce cas, on peut s’attendre à ce qu’un candidat indépendant modéré se joigne à la course.
  • Toutefois, l’élection aura lieu dans plus d’un an et demi ; beaucoup de rebondissement sont susceptibles de se produire et un scénario plus traditionnel pourrait même prendre forme.



4 février - 8 février, 2019

Bonnes nouvelles  |  Faiblesse en Europe  |  Masse monétaire  |  Déréglementation  |  Webémission et baladodiffusion


28 janvier - 1 février, 2019

Paralysie  |  Effet boomerang  |  Statistiques diverses  |  Banques centrales  |  Problèmes de solvabilité au Canada


21 janvier - 25 janvier, 2019

Vitesse de décrochage  |  Brexit  |  Paralysie du gouvernement  |  Chine


14 janvier - 18 janvier, 2019

Brexit  |  Paralysie  |  Problèmes saisonniers  |  Banque du Canada


7 janvier - 11 janvier, 2019

Webémission  |  Les banques centrales adoucissent le ton  |  Paralysie  |  Cercle vicieux


31 décembre - 4 janvier, 2019

RPM  |  Volatilité des marchés financiers  |  Paralysie du gouvernement  |  Autres faits


17 décembre - 21 décembre, 2018

Tendance économique  |  Banques centrales  |  Brexit  |  Paralysie du gouvernement  |  Grève postale


10 décembre - 14 décembre, 2018

Webémission  |  Brexit  |  pétrole canadien  |  risque de taux d’intérêt et statistiques


Afficher les anciennes Archives>



Déni de responsabilité

Regard Sur Les Placements Mondiaux

Cette publication trimestrielle présente des prévisions détaillées pour les placements mondiaux, ainsi que des nouvelles sur l’économie et les marchés des capitaux.

Pour en savoir plus >

Perspectives Actuelles

La volatilité actuelle réduira-t-elle le potentiel de rendement à long terme des actions ? Lisez nos dernières réflexions à ce sujet.

en savoir plus