Perspectives actuelles

Actions canadiennes – Apport tardif

17 octobre 2017

Il n’est pas étonnant que le marché boursier canadien ait été à la traîne au cours des dernières années. En dehors de brèves périodes de vigueur générées par les marchandises, le marché boursier canadien a été secoué et a réalisé l’un des pires rendements des marchés développés dans cette phase d’expansion. Nous avons donc vu les investisseurs limiter leurs pertes au Canada et se tourner vers les marchés mondiaux, ainsi que vers des secteurs comme la technologie et les soins de santé, peu représentés au Canada. Toutefois, nous estimons qu’une belle occasion s’offre aux investisseurs agiles qui peuvent tirer profit de la vigueur potentielle de la fin du cycle sur le marché canadien.

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Scott Lysakowski
cochef, Recherche sur actions canadiennes
PH&N gestion de placements

Krystyne Manzer, CFA
Spécialiste en gestion de portefeuille
RBC Gestion mondiale d’actifs


Réserve fédérale américaine : L’attention est maintenant centrée sur le bilan

26 septembre 2017

Poursuivant le retrait des mesures de stimulation extraordinaires mises en place pendant la crise financière, la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé des plans visant à alléger son bilan. Ceux-ci prévoient la vente d’obligations d’une valeur de 10 milliards de dollars par mois, suivie d’une accélération graduelle du rythme jusqu’à 50 milliards de dollars par mois. Cette réduction graduelle de la masse monétaire devrait avoir le même effet qu’un ou deux relèvements des taux par an. Nous discutons du rôle de la Fed dans le présent article, expliquons comment et pourquoi le bilan a atteint sa taille actuelle, parlons des mesures prises par la Fed pour alléger le bilan et traitons des éventuelles répercussions sur l’économie dans l’ensemble.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs

Krystyne Manzer, CFA
Spécialiste en gestion de portefeuille
RBC Gestion mondiale d’actifs


Le point sur le dollar canadien

11 septembre 2017

L’économie canadienne mérite des félicitations. Elle avait tiré de l’arrière par rapport aux autres économies développées depuis le sommet des prix du pétrole en 2014. Les prévisions de croissance avaient été abaissées en raison du recul des prix de l’énergie, puis un peu plus encore dans la foulée de l’élection aux États-Unis, lorsque le président Trump a fait irruption sur la scène internationale en proclamant son intention de déchirer l’ALENA. L’économie canadienne s’est pourtant révélée être le « petit train qui va loin ». L’accélération de la croissance mondiale y a contribué, comme le reflète l’expansion accrue de l’économie intérieure au premier semestre de 2017. Le Canada, dont la croissance potentielle est estimée à 1,4 %, a enregistré une croissance de 3,6 % au premier trimestre et de 4,5 % au deuxième. Le rythme moyen de création d’emplois a été de 32 000 pour la période de 12 mois terminée en juillet, soit beaucoup plus que les 13 900 postes créés en 2016 et que les 9 500 en 2015. Le volume des exportations a augmenté dans les secteurs de l’énergie, des marchandises et de la machinerie industrielle. Le marché canadien de l’habitation, qui représente une source constante d’inquiétudes, a fait l’objet d’une série de mesures macroprudentielles visant à calmer son effervescence ; toutefois, les taux hypothécaires restent peu élevés et le financement des dettes des ménages demeure abordable. En 2017, les sociétés pétrolières de l’Alberta étaient parvenues à réduire leurs coûts d’exploitation ainsi que leurs dépenses en immobilisations ; par conséquent, leur prix de production au seuil de rentabilité a chuté de plus de 25 % depuis 2014.

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Dagmara Fijalkowski
Chef, Titres mondiaux à revenu fixe et devises (Toronto et Londres)
RBC Gestion mondiale d’actifs


Hausse des taux de la Banque du Canada : la suite

6 septembre 2017

Après la publication de données économiques robustes pendant l'été, dont le taux de croissance du PIB de 4,5 % annoncé la semaine dernière, la Banque du Canada (BdC) a décidé de relever ses taux une nouvelle fois. Elle a porté le taux du financement à un jour à 1,0 %, annulant ainsi complètement les mesures de stimulation extraordinaires prises en 2015 à la suite du choc pétrolier. Voici certains points saillants entourant cette décision :

  • Une partie du marché avait prévu que la hausse aurait lieu aujourd'hui, tandis que l'autre avait misé sur le mois d'octobre

  • La décision est considérée comme énergique parce que la BdC l'a prise aujourd'hui, et non en raison d'éventuels commentaires sur ses prochaines interventions. À notre avis, ce manque de précision rend les futures hausses de taux moins certaines

  • En ce qui concerne l'avenir, nous croyons qu'une nouvelle hausse pourrait être effectuée en octobre, mais pour cela, l'économie devra faire preuve d'un grand dynamisme

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs


Le point sur le huard

31 juillet 2017

Le dollar canadien (CAD) s'est apprécié de 10 % depuis le début de mai. Durant la dernière décennie, un tel rythme de progression a été enregistré à trois occasions : à l'automne 2007, au printemps 2009 et au printemps 2016. Le 12 juin, la Banque du Canada (BdC) a alimenté la hausse en prenant un brusque virage : la sous-gouverneure Carolyn Wilkins a parlé d'une accélération à venir de la croissance de l'économie canadienne et de la nécessité d'une politique monétaire préventive. La déclaration, qui a fait passer la BdC des derniers rangs aux premiers rangs des banques centrales envisageant un durcissement, a pris le marché par surprise. Presque en même temps, la Réserve fédérale américaine (Fed) a commencé à mettre davantage l'accent sur la réduction de son bilan, reportant implicitement de nouvelles hausses des taux. Les marchés de change ont pris note de la situation et ont détourné leur attention des prix du pétrole pour se concentrer presque exclusivement sur cette nouvelle information.

Nos perspectives à moyen terme ne cadrent pas avec celles de la Banque du Canada. Étant donné que de nombreux obstacles menacent l'économie canadienne, nous avons tiré parti de la récente vigueur du CAD pour étoffer de façon tactique nos placements en monnaies étrangères dans plusieurs de nos mandats à revenu fixe. Nous ne pouvons affirmer avec certitude qu'il s'agit de la fin du redressement du CAD à court terme, mais nous croyons qu'il offre déjà de bonnes occasions à moyen et à long terme.

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Dagmara Fijalkowski
Chef, Titres mondiaux à revenu fixe et devises (Toronto et Londres)
RBC Gestion mondiale d’actifs


La Banque du Canada hausse les taux avec fermeté

12 juillet 2017

Le 12 juillet, conformément aux attentes, la Banque du Canada (BdC) a relevé de 25 points de base le taux cible du financement à un jour mercredi, le faisant passer à 0,75 %. Même si elle était généralement attendue, cette hausse de taux est notable, car il s’agit de la première depuis environ sept ans.

Avant cette rencontre, on se demandait surtout s’il faudrait considérer les hausses de taux comme la simple annulation des mesures de relance spéciales adoptées en 2015 à la suite du choc pétrolier (deux hausses de 25 points de base suivies d’une pause) ou comme le début d’un cycle de resserrement plus important. Jusqu’à aujourd’hui, les discours de la BdC appuyaient la première option ; toutefois, la présente annonce milite en faveur de la seconde. Nous ne pouvons plus supposer qu’il n’y aura que deux hausses des taux. Nous prévoyons au moins un autre relèvement cette année et sommes portés à anticiper un nouveau resserrement en 2018.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs


Élection au R.-U. : Mme May a perdu son pari

09 juin 2017

En avril, Theresa May, la première ministre du Royaume-Uni, a déclenché l’élection générale trois ans à l’avance. À ce moment-là, le Parti conservateur obtenait une avance de 20 % dans les sondages et Mme May voulait consolider son pouvoir, accroître la majorité dont elle bénéficiait déjà et gagner quelques années supplémentaires pour les négociations sur le Brexit. Toutefois, à l’instar de bon nombre de ses prédécesseurs dans le pays, la première ministre s’est trompée sur le sentiment du public et, tout comme eux, a obtenu un résultat électoral représentant un revers cuisant. Le jeudi 8 juin, à peine un an après le stupéfiant référendum sur le Brexit, les électeurs n’ont pas accordé au Parti conservateur la majorité sur laquelle comptait Mme May ; son gouvernement est donc devenu minoritaire au parlement.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs


Moody’s abaisse la note de six banques canadiennes

12 mai 2017

Le 10 mai, Moody’s, l’une des principales agences de notation, a abaissé d’un cran la note des six grandes banques canadiennes. Cette baisse s’explique par les craintes d’une vulnérabilité accrue des banques aux risques de baisse qui pèsent sur l’économie canadienne, compte tenu de l’endettement grandissant des consommateurs et de l’augmentation des prix des logements.
La réaction initiale du marché a été légèrement négative : les taux des obligations des banques canadiennes ont augmenté de quelques points de base, les actions bancaires ont cédé entre 0,5 % et 2,5 % et le dollar canadien a perdu un peu de sa valeur. Compte tenu de la situation, voici quelques réflexions prospectives sur la structure des portefeuilles et le marché canadien.

  • Le huard a un peu fléchi en réaction à la nouvelle, principalement parce que la Banque du Canada devrait rester sur la touche pendant plus longtemps que ce que prévoyait le marché au départ.
  • En ce qui concerne les titres à revenu fixe, dans le contexte actuel de taux d’intérêt peu élevés et de stabilité de l’emploi, il n’y a aucun signe de détérioration du crédit au sein des six grandes banques.
  • Nous partageons les inquiétudes de Moody’s au sujet de l’endettement des consommateurs canadiens et des prix élevés des logements. En ce qui concerne les actions, nous surveillons ces risques sur une base régulière afin de comprendre l’incidence que pourraient avoir des pressions, comme une hausse du taux de chômage ou une augmentation des taux d’intérêt, sur les bilans des consommateurs canadiens et donc sur les banques et leurs provisions pour pertes sur créances. Un abaissement de la note comme celui-ci ne modifie pas notre approche de placement dans ces titres. Néanmoins, il fait ressortir l’importance de veiller à ce que le portefeuille ne soit pas trop concentré dans un secteur du marché, un élément auquel nous consacrons beaucoup de temps.
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Krystyne Manzer, CFA
Spécialiste en gestion de portefeuille
RBC Gestion mondiale d’actifs


Le Brexit : la route vers la sortie

3 avril 2017

Lors du référendum historique de 2016, les citoyens britanniques ont voté en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE). Le 29 mars, la première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a remis au chef du Conseil européen une lettre déclenchant officiellement le processus de négociation qui durera deux ans. Ces négociations porteront sur les futures relations commerciales, le statut des Européens qui résident actuellement au Royaume-Uni (et vice-versa) et le montant que le pays devra verser à l’UE pour se retirer.

Cet article sert de référence et répond aux questions qui pourraient se poser à mesure que le processus de sortie gagnera en complexité.

Points saillants :

  • Le Royaume-Uni voudra obtenir de bonnes conditions pour les échanges commerciaux, étant donné que 45 % de ses exportations sont destinés à l’UE. De son côté, l’UE négociera sans doute âprement, car le départ du Royaume-Uni établit un très mauvais précédent pour les pays restants.
  • Comme Theresa May l’a indiqué dans sa lettre, le Royaume-Uni quitte l’UE, mais non l’Europe, dont il entend rester un partenaire et un allié fidèle.
  • L’UE ne veut pas punir le Royaume-Uni pour cette décision. Cependant, elle désire se montrer ferme afin que le pays n’obtienne pas de meilleures conditions à l’extérieur de l’UE que lorsqu’il en était membre.
  • Les années de négociation qui s’amorcent seront déterminantes pour de nombreux enjeux, ainsi que pour la nature des relations futures.
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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs

Krystyne Manzer, CFA
Spécialiste en gestion de portefeuille
RBC Gestion mondiale d’actifs


Un budget apathique pour une période mouvementée

22 mars 2017

Personne ne pensait que le budget fédéral de 2017 serait aussi musclé que celui de 2016, puisque ce dernier avait été dressé par la toute nouvelle mouture du gouvernement libéral désireux de laisser sa trace sur la politique budgétaire après avoir été exclu du pouvoir pendant une décennie. Tout de même, le budget de 2017 est étonnamment famélique.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs


Comportement des obligations en période de faiblesse des taux

février 2017

Au cours des dernières années, il a abondamment été question dans la presse financière d’une éventuelle hausse des taux d’intérêt et de ses conséquences négatives sur les portefeuilles d’obligations. Compte tenu de l’importance des récentes augmentations des taux obligataires et de la dépréciation des obligations qui en a résulté, les investisseurs s’inquiètent à bon droit devant la perspective que cette ascension se poursuive au cours des prochains mois. Comme nous allons toutefois le démontrer, si les taux obligataires poursuivent leur ascension, ce qui est loin d’être assuré, les répercussions pour les placements à revenu fixe seront plus positives qu’elles le semblent.

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[En anglais seulement]

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Protectionnisme des États-Unis : les effets au Canada

30 janvier 2017

Le discours inaugural de Donald Trump et ses interventions durant la première semaine de sa présidence ont confirmé sa vision à l’égard de l’adoption de politiques plus protectionnistes pour avantager les travailleurs américains. Qu’il le fasse par le biais de tarifs douaniers ou en renégociant des dispositions d’accords commerciaux existants comme l’ALENA, M. Trump dispose d’une marge de manœuvre considérable.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs


La deuxième hausse des taux est arrivée, mais qu’est-ce qui nous attend maintenant ?

14 décembre 2016

Le 14 décembre 2016, la Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de relever le taux des fonds fédéraux de 0,25 %, donnant possiblement une impression de déjà-vu à ceux qui ont suivi de près la politique monétaire ces dernières années. En raison de ce resserrement, qui était largement attendu, le taux des fonds fédéraux s’établit désormais dans une fourchette de 0,50 % à 0,75 %.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs


Un vote pour le changement lourd de conséquences

9 novembre 2016

Après une campagne électorale clivante et très publicisée, Donald Trump est devenu le 45e président des États-Unis.

Dans ce résumé, Éric Lascelles, économiste en chef, RBC Gestion mondiale d’actifs, traite des éventuelles répercussions du vote sur l’économie, la politique budgétaire et les marchés financiers des États-Unis.

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Eric Lascelles
Économiste en chef
RBC Gestion mondiale d’actifs

Krystyne Manzer, CFA
Spécialiste en gestion de portefeuille
RBC Gestion mondiale d’actifs


Déni de responsabilité

Regard Sur Les Placements Mondiaux

Cette publication trimestrielle présente des prévisions détaillées pour les placements mondiaux, ainsi que des nouvelles sur l’économie et les marchés des capitaux.

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Perspectives Actuelles

L'économie canadienne s'est révélée être le « petit train qui va loin». Lisez notre dernier commentaire sur le huard.

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